
En 1967, la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés et la Fondation des Hospitaliers-Sauveteurs Bretons fusionneront pour devenir la Société Nationale de Sauvetage en Mer – SNSM.
La SNSM est la seule organisation agréée dédiée au sauvetage en mer en France, dont les missions sont de sauver des vies humaines en mer et sur le littoral, former les sauveteurs et participer aux missions de sécurité civile, tout en exerçant une action préventive permanente auprès des usagers de la mer.
Modèle unique dans le paysage associatif français, elle assure une mission de service public – le sauvetage des vies en mer – avec un financement provenant principalement de la générosité du public.
La SNSM constitue une entité juridique unique, dirigée par un président bénévole élu par le conseil d’administration pour un mandat de 6 ans.
Elle s’appuie sur plus de 10 000 bénévoles opérationnels, répartis dans 205 stations de sauvetage – dont celle de Belle-Île-en-Mer –, 32 centres de formation et d’intervention et 229 postes de secours sur les plages. Au siège parisien, environ 130 salariés accompagnent ces équipes au quotidien : formation, soutien technique, gestion de la flotte, communication et développement.
Chaque année, sur demande des CROSS (centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage), la SNSM intervient dans plus de 55 % des missions de sauvetage en mer. Lors de ces opérations, les Sauveteurs en Mer dépendent de l’autorité des préfets maritimes et des CROSS et sont au service de l’État.
Panne moteur, voie d’eau, échouement, personne tombée à la mer… et tous types d'incidents en mer : sur alerte des CROSS, les équipages embarqués de la SNSM interviennent 24h/24 pour rechercher, secourir et assister toute personne en danger en mer.
La mission de ma SNSM se prolonge également avec le sauvetage sur le littoral, où nos nageurs sauveteurs assurent la surveillance des plages et interviennent en cas d’incident.
La station de Belle-Île
La Société Centrale de Sauvetage créa la première station de sauvetage en mer à Belle-Île en 1873, à Port-Blanc (Locmaria).
Puis il y eu la station provisoire de Port-Halan (1880) qui fut rapidement transférée à Palais où l’abri de la Société Centrale fut construit et inauguré en 1891, en lieu et place de l'actuelle gare maritime.
Une station de sauvetage a également été opérationnelle de 1913 à 1948 à Sauzon.
La station de sauvetage en mer de Belle-Île dispose du seul Canot Tous Temps (CTT) du Morbihan et regroupe une trentaine de personnes, toutes bénévoles. Découvrez-les ici.
Les actions
Le canot de sauvetage de Belle-Île effectue 150 à 170 sorties par an.
Si nombre d’entre elles concernent des sauvetages ou des assistances en mer, l’insularité nous amène fréquemment à réaliser des transports sanitaires vers le continent de personnes dont l’état de santé nécessite leur évacuation, quelles que soient l’heure et les conditions météorologiques.
Il arrive aussi que le canot soit engagé pour des transports urgents quand les condifions ne permettent pas qu'ils soient faits par la ligne régulière (renforts de pompiers, de gendarmerie, SMUR…).
La station de Belle-Île a également la possibilité d’effectuer des dispersions de cendres en mer.
Le budget
Le budget annuel à la charge de la station de Belle-Île est d'environ 60 000 à 80 000 €.
Il comprend l’entretien du canot et le matériel à bord, le carburant, la vérification et la validation de tous les équipements de sécurité (radios, gilets, radeau de survie, extincteurs…).
Si l’assistance aux personnes est gratuite, l’assistance aux biens est payante. Les recettes de la station sont assurées en partie par ces assistances maritimes, mais surtout par vos dons.


